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INTRODUCTION

Publié par voyage en fauteuil roulant

INTRODUCTION

Même en fauteuil roulant, prendre la route, découvrir des pays, des cultures différentes tout en restant indépendant, c’est possible. Depuis longtemps diverses questions me sont posées sur mes voyages, donc comme mon prochain trip est le Sri Lanka juillet 2012. Je vais m’efforcer de faire un condensé de mes expériences en tant que routard, c'est à dire, voyager à petit budget, seul en train, bus, auto-stop, tuk-tuk etc. C'est plus sur le plan technique que touristique que je vais m'exprimer car de nombreux sites existes pour cela.

Les pays déjà parcourus dans ces mêmes conditions sont: Tunisie, Maroc, Egypte, Sénégal, Jordanie, Mexique, Chine, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Laos, Indonésie, Indes, Philippines. Je ne cite pas les pays modernes comme les USA ou l'Australie où il est facile de voyager et encore la base reste la même.

Voyager seul en fauteuil roulant n’est pas un exploit et reste à la portée de tous. Evidemment une certaine dose de volonté et une autonomie musculaire est nécessaire pour pouvoir se mettre sur les fesses, puis monter dans un bus ou escalader des marches, quand on n'a pas pu trouver une chambre en rez-de-chaussée.

Paraplégique, je voyage toujours seul, en sac à dos, en l'occurrence c'est devant que j'installe le sac, sur des supports amovibles qui ne sont pas en vente, fabrication perso. Une fois repliés, ils ne sont pas du tout encombrant. Il existe des équerres rabattables que j'ai testé, plus petites, mais tout le sac repose sur le fond et écrase l'intérieur j'y ai donc renoncé.

Avant de partir, tous mes papiers sont scannés et envoyés sur une adresse émail que je peux récupérer à tous moments, cela m’a aidé au Mexique j’avais perdu mon passeport, en cherchant sur la liste des consulats, j’ai pu faire des papiers provisoire. De plus avoir un ami qui consulte régulièrement ces émails est bien pratique aussi, aux Philippines sur l'Isle de Cebu dans une petite ville appelée "Moalboal" pour je ne sais quelle raison ma carte de crédit ne fonctionnait plus, je lui ai demandé de m’envoyer de l’argent via un guichet « western union » en 24 heures j’avais reçu la somme demandée.

J’utilise un coussin à alvéoles gonflables, mais chacun trouve son confort au mieux. Dans la housse, j'introduis une enveloppe plastifiée étanche qui permet de garder à l’abri les photocopies , traveller's chèques etc. Dans certain pays ou la pluie est aussi soudaine qu'imprévisible, il est rassurant de savoir ses papiers aux sec.

Mon fauteuil est un Kuschall pliant ne prenant que peu de place dans un coffre de taxi ou entre deux sièges d'un bus, aux environs de 10 kg il à l'avantage d'être compact et robuste. Le support palette des pieds a été renforcé par de petites équerres métalliques. Avant chaque départ je change les roulements à billes des roues avant, en plus des axes pivotants, au Laos j'avais une roue avant bloquée par manque de vigilance, je ne pouvais plus rouler heureusement que dans ces pays la débrouille est un art de vivre et par miracle un garagiste à pu me dépanner, ils sont experts aussi pour réparer une roue crevée ou un coussin gonflable. J'ai aussi de rechange, un axe de roue arrière en permanence scotché sur le cadre. Un embout de gonflage adéquat à la valve de la chambre à air est indispensable. Contrairement à ce que j'ai pu lire sur certains sites, mettre des pneus pleins à l'arrière n'est pas judicieux, car il est plus facile de réparer une chambre à air que de trouver en vente un bandage à la bonne dimension, de plus c'est beaucoup moins confortable sur les chemins caillouteux.

Je préfère les rayons croisés, plus flexibles dans les descentes de trottoirs, il faut savoir que dans les pays en voie de développement, les trottoirs accessibles ne sont pas la première des priorités et surtout ils sont souvent encombrés, le plus facile est de rester sur la route en ayant toujours un œil sur les voitures et motos.

Mes meilleurs alliés les garagiste

Avant tout départ il faut faire un bilan complet de son état de forme, on ne part pas pour souffrir, mais en vacances. Ne négligez jamais votre hygiène, même si vous passez trois ou quatre jours sans accéder à une douche, emportez dans votre trousse de toilette du savon liquide, surtout dans les pays chauds et humides car comme nous sommes tout le temps assis, la transpiration peut véhiculer des champignons qui arrivent plus vite que l’on ne pense. Sans pour autant être parano il faut le soir surveiller ses jambes, les piqûres, éraflures, doivent êtres de suite passer à la bétadine et laisser à l’air. Je porte constamment des jeans avec une bonne ceinture, la toile épaisse protège la peau quand il faut monter sur les fesses, dans un bus pas toujours propre, avec des sièges cassés. Des chaussures montantes tiennent mieux la cheville, ce qui évite de les perdre en traînant ses jambes.

Le plus dur en fauteuil roulant c’est la "Kaboulite, la djerbienne, la casamblanca, le ventre de dehli la turista, la diarrhée" quoi ! C’est selon le pays traversé, le résultat est le même pour tous. Pour ma part, j’ai trop peur de chambouler mon estomac. Je préfère manger dans de petites gargotes part je ne peux pas partir sans cachet d'immodium que je prends à la moindre alerte. J’avoue que je ne profite pas vraiment des univers culinaire servis dans les restaurants de rues qui font tourner leurs cuisines journalièrement plutôt que des restaurants peu fréquentés qui gardent leurs nourritures dans des frigos plus ou moins froid. J'évite l’alcool, pour l’eau, soit en bouteille soit du robinet avec une pastille désinfectante "micropure" dans une gourde d'un litre, jamais d'eau glacée. Avec ce régime j’ai passé un mois et demi en Inde sans être malade c'est peu dire. Par contre j’ai beaucoup bu de thé dans les rues servi par des vendeurs directement dans la rue, leurs eaux sont bouillies et rebouillies et peuvent se boire sans danger. Malgré tout j’ai subi un terrible revers en Chine ou j’ai passé trois jours enfermé dans les toilettes de ma chambre sans sortir, pour me soigner j'ai mangé un peu de riz et bu beaucoup d’eau et quelques gorgées de coca. Car mon erreur fut d’accepter de manger des poires offertes par d'adorables femmes, quelques fois un refus peut être mal vécu.

Passage de la frontière Chine-Viêtnam

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